Le réchauffement climatique, nouvel opium du peuple ?

Jean-François Dumas

Après avoir fait le buzz en Pologne lors de la COP 24, Greta Thunberg, l’écolière climato-catastrophiste de 15 ans réédite à Davos en fustigeant et culpabilisant les « adultes » qui n’agissent pas « pour le climat » alors qu’il y a urgence. Décidément, elle n’a rien d’autre à faire que de parcourir le monde pour réciter la bonne parole du GIEC (qui paye ?) et faire l’école buissonnière tous les vendredis devant le parlement suédois avec la bénédiction de ses parents. Elle est adulée des ONG. Son sermon tient le devant de la scène alors que la parole de chercheurs confirmés comme Richard Lindzen ou François Gervais n’est guère écoutée et retient peu l’attention des médias. Pourtant eux savent de quoi ils parlent mais comme ils sont climato-réalistes, ils ne vont pas dans le sens des prophéties du GIEC et la doxa dominante. Pourtant les écouter permettrait de prendre un peu de recul devant l’alarmisme climatique pour raisonner sainement. Vus les enjeux écologiques, économiques et sociaux, cela serait bien nécessaire.
 
Et que penser de ces marches pour le climat auxquelles participent des Gilets Jaunes qui se sont pourtant insurgés contre la taxe carbone, une mesure prônée par les gourous du réchauffisme catastrophique censée renchérir l’énergie pour inciter à des conduites et des choix « vertueux » alors que pour la plupart des gens, aujourd’hui, il n’y a pas de choix véritable?
 
On baigne dans l’incohérence, dans un irrationnel auréolé de scientisme.

Si les médias main stream se pâment devant une gamine récitant son catéchisme, si les processions pour « sauver le climat » recueillent un certain succès, c’est que la « lutte contre le réchauffement climatique », réchauffement climatique supposé déchaîner sur la planète les flammes de l’enfer, est devenue une religion vis-à-vis de laquelle il ne fait pas bon douter ou plaisanter. 

 

Le réchauffement climatique, nouvel opium du peuple ?
C’est ce que voulaient certaines des ONG environnementalistes climato-catastrophistes. Il faut reconnaître qu’elles ont réussi : l’opinion publique ou du moins une partie de celle-ci s’est approprié la question climatique comme d’un « sentiment religieux », expression reprise à Stéphane Foucart.

 
Ce journaliste, prophète du malheur climatique a écrit un texte étonnant sous sa plume de  pourfendeur des climato-réalistes et autres climato-sceptiques. Etonnant lorsque l’on connait ses positions, mais très juste par ailleurs : le réchauffement climatique est pour l’opinion une sorte de démiurge qui exige des sacrifices expiatoires pour s’apaiser. C’est évidemment complétement irrationnel, absurde mais pour Foucart « utile politiquement ». En d’autres termes, plutôt que développer leur aptitude à comprendre les thèses sur l’évolution du climat, les preuves sur lesquelles elles reposent, les controverses entre chercheurs, les organisations environnementalistes et écologistes en pointe dans la « lutte pour le climat » ont choisi d’abrutir les gens pour leur faire avaler la doxa officielle. Et Foucart approuve. Evidemment ça marche quand sont à la manœuvre  les deux gourous hélicologistes Hulot et Artus-Bertrand avec de plus quelques peoples célèbres qui n’y connaissent rien mais ont été frappés par la révélation GIEC.
 
Pour bien mesurer le cynisme et la duplicité de tous ces propagandistes de la nouvelle religion, il faut lire l’extrait tiré de l’ouvrage Stéphane Foucart  L’avenir du climat que je rapporte ci-dessous. Ils savent très bien que rendre le réchauffement climatique d’origine anthropique responsable de tout aléa climatique n’est au mieux pas justifié, au pire carrément faux. Ils le savent mais se gardent bien de le dire, ou de le dire nettement. Laisser croire à ces calembredaines est nécessaire pour que les gens acceptent les sacrifices que l’on veut leur imposer et les atteintes à la nature que l’on veut perpétrer pour une transition énergétique qui a pour but  de ne rien changer afin que le capitalisme mondialisé revêtu de ses nouveaux habits verts continue de dominer et d’exploiter les gens et d’harasser la Nature pour le plus grand profit de quelques-uns.
 
 
Voici le texte tiré de l’ouvrage de Stéphane Foucard : L’avenir du climat : enquête sur les climato-sceptiques, Folio actuel, 2015, 432 pages.

« Certaines organisations environnementalistes semblent espérer que l’opinion va s’approprier la question climatique comme elle pourrait le faire d’un sentiment religieux. Dans ce schéma, le réchauffement devient une manière de démiurge à qui tous les dérèglements météorologiques peuvent être attribués. Qu’il fasse trop chaud, et c’est le réchauffement. Qu’il fasse trop froid et ce peut être encore le réchauffement. Partout sur le globe, il suffit de promener sa loupe pour obtenir des explications à toute forme de calamité – la principale vertu de la religion étant précisément d’en fournir, surtout quand c’est impossible. La taxe sur les émissions de carbone, le renoncement à la société de consommation et au mode de vie occidental deviennent alors des sacrifices expiatoires faits à la divinité.
(…) Qui n’a pas pensé, même fugacement, que ces jeunes militants pleins de ferveur pouvaient s’apparenter aux pèlerins d’une nouvelle religion naturaliste vouée, c’est selon à la planète ou au climat. Etrange spectacle – et, il est vrai, peut-être politiquement utile – que ces cohortes de jeunes extraordinairement motivés, piétinant dans un froid polaire pour demander à ce que l’on sauve le climat. » (Les italiques sont de l’auteur).
 

 
Quelques propos de la jeune héroïne du climat :
 
« Certaines personnes disent que nous devrions étudier pour devenir chercheurs sur le climat, afin de pouvoir résoudre la crise climatique. On a les outils pour la résoudre. (…) Pourquoi devrions-nous étudier pour un futur qui n’existera bientôt plus, alors que personne ne fait rien pour le sauver ? »  https://www.lemonde.fr/climat/visuel/2018/12/13/en-suede-greta-thunberg-en-greve-scolaire-pour-le-climat_5396984_1652612.html

Inutile d’étudier plus, elle en sait assez ...

□ Au fait quelles sont ses sources ?

« Je lis des livres et des articles, j’écoute les scientifiques comme le Britannique Kevin Anderson, par exemple. » https://www.letemps.ch/suisse/greta-thunberg-adultes-se-sentent-coupables-un-enfant-dit-quils-volent-futur

Un peu vague et léger mais il est certain que dans le genre prophète du malheur, il n’y a guère mieux que Kevin Anderson !
 


Commentaires (2)
1. Régis le 23/07/2019 17:47
Voyant que votre article n'a aucun commentaire, je me dis qu'il en mérite bien un. Je relis de temps en temps avec un vif intérêt Climat de Panique de Yves Lenoir qui a le mérite d'être un incontestable pionnier de l'écologie en France et toujours un militant très actif pour dénoncer les dangers du nucléaire. Je viens de découvrir plusieurs articles de l'historien Emmanuel Garnier, qui sans se positionner comme "climatosceptique" analyse de manière très pointue les aléas climatiques du passé et leurs effets sur les sociétés et montre que l'on doit se méfier de jugements à l'emporte-pièces dans des domaines complexes où bien des paramètres sont rarement pris en compte. Je ne sais pas si vous avez vu, par ailleurs, l'intéressante chronique sur le réchauffement climatique, de Jean-Claude Bernier, ancien directeur de l'École de chimie de Strasbourg et ancien directeur du département chimie du CNRS, parue au mois de mai dernier dans l'Actualité chimique, bulletin de la Société chimique de France, qui a suscité une certaine polémique, puis une censure momentanée à laquelle les éditeurs ont finalement renoncé. Si vous ne l'avez pas lue, je vous la recommande.
2. Jean-François Dumas le 25/07/2019 15:05
Je vous remercie pour votre commentaire. Les seuls que j'avais reçus jusqu'à présent étaient des insultes et injures que je n'ai évidemment pas publiées. Je viens de lire la tribune que vous citez. Elle est très intéressante en elle-même et les commentaires suscités révélateurs. C'est sans doute grâce au texte de scientifiques reconnus que la chronique en cause a été remise en ligne après en avoir été retirée. Leur texte rappelle quelques règles et évidences (que certains semblent avoir oubliées) en matière de recherche. Il énonce quelques vérités bien senties sur les pratiques actuelles des médias comme de nombreux politiques, d'ONG et même (hélas !) de chercheurs lorsqu'il s'agit de climat. . Il est évident que la question climatique n’est plus du domaine de la recherche scientifique et la climatologie aura du mal à se remettre de sa captation par des instances hybrides telles que le GIEC, par des politiciens, par des marchands et par des prophètes de malheur.
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